Il y a un siècle et demi, un auteur anonyme Américain à lancé un défi aux écrivains mondiaux d’inventer une petite histoire, nouvelle…etc…avec ce sujet:

“L’empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre le long d’une rue…”

Raphaël Cardetti (Auteur), Maxime Chattam (Auteur), Olivier Descosse (Auteur), Eric Giacometti (Auteur), Franck Thilliez (Auteur), Laurent Scalese (Auteur), Karine Giebel (Auteur), Jacques Raven (Auteur) ont relevé le défi:

https://amzn.to/2wUlHvN

 

NDLR: Dispo ici, FNAC, rupture de stock chez Amazon, pas encore dispo en Ebook (si il le sera un jour…)

https://livre.fnac.com/a2749152/Collectif-L-Empreinte-sanglante  

(*lien vers fnac.com à titres d’informations, aucunes rémunérations, ni avantages d’aucunes sortes n’est versés au domaine par fnac.com, ni aucuns liens commerciaux ne lie le blog et fnac.com.)

Voici ma contribution (non présente dans le livre):

J’avais finit par céder. L’envie était trop forte, elle était devenue incontrôlable. J’étais passé du fantasme à l’envie. Je savais d’expérience qu’il y avait trois phases : le fantasme, l’envie et la pulsion. Et la pulsion emmenait au passage à l’acte. J’en étais à l’envie, et je me retrouvais ici, dans cette rue, devant cette empreinte sanglante d’un pied nu. Il m’avait dit de la suivre. C’était un pied d’enfant. J’avais peur, j’étais terrorisé de ce que j’allais découvrir, et peut être plus encore de ce que j’étais venu faire ici. Je suivais cette empreinte, puis une autre, une autre et encore une autre… La dernière se trouvait devant la porte d’une maison. Est-ce que j’allais sonner à cette porte ou bien allais-je m’enfuir ? Je sonnais. La porte s’ouvrit grâce à un interphone. Je la poussais et pénétrait à l’intérieur. Mais putain, qu’est-ce que j’étais en train de faire ? Je devais arrêter tout ça maintenant, m’enfuir, oublier tout ça, mais non… non… je continuais encore. Donc je rentrais dans cette maison et me retrouvait dans un grand hall d’entrée, devant un escalier, que, sans vraiment savoir pourquoi, je me mis à monter. Comme si tout me semblait déjà écris, je montais à l’étage et pris à droite, vers une porte qui se trouvait au fond du couloir. Je me retrouvais devant cette porte et l’ouvrit sans aucune hésitation. Encore une fois, je me demandais pourquoi je continuais comme ça, sans hésitation aucune. Peut-être que depuis tout le temps que ma pulsion grossissait, elle m’avais rendu fou, et que l’envie de l’assouvir était si puissante qu’elle me poussait ? Je rentrais dans ce qui se révéla une chambre. Elle était allongée sur un grand lit posé au milieu, seul mobilier composant cette chambre. Elle était magnifique et j’avais envie d’elle. À la question précédente concernant ma pulsion, je me répondis que oui, j’étais devenu fou, et que j’allais maintenant laisser parler cette folie. Je m’approchais de ce lit. Je remarquais son pied droit dont le dessous était maculé de sang. Le sien ? Dormait-elle ou était-elle déjà morte ? Trop à mon envie, je ne remarquais pas l’ombre qui se rapprochait de moi par derrière, ne la vit point lever le sabre, avant de l’abattre sur ma nuque. Ma dernière pensée avant que ma tête, détachée de mon corps, ne heurte le sol fut : « – je savais que ça pouvait être un piège, et c’est mieux comme ça. ».

Share Button