Nous sommes ici, il est maintenant. «- Alors comme ça tout doit avoir un sens ?», m’interrogerais-je, «- Je crois que oui », me répondis-je. Si fait, je cherche le sens caché ou pas, interdit ou pas, bon ou pas, dessus-dessous, ou sémantique, le sens pur ne peut être que, à l’image de la durée qui est l’ombre du temps, n’en révélant que les contours, le temps de la vérité…

« – Vous comprenez dans quel sens je vous dit ça… ». Voilà ce que m’a dit ce con avant de me lourder. Plus encore que ce qu’il m’a dit, c’est ce qu’il a dit de ce qu’il a dit, qui me fait me dire qu’il n’aurait pas du dire ça. Le bon sens m’indique que même si je sais qu’il n’aurait pas du dire ça, mais qu’il l’a dit, le bon sens m’indique, donc, de rester calme, et de ne pas céder à mes sens retournés et de prendre le mauvais sens pour rentrer chez moi, prendre un bon gros couteau et découper cet enfoiré. Non, c’est le mauvais sens. Je me trompe de sens en rentrant chez moi. «- Peut-être y a-t-il un sens caché », me demandais-je, «- peut-être… », me répondis-je… Ce qui, force est de le constater, ne me fait pas avancer plus vite vers un sens final digne d’un jardin des sens. Parlons maintenant du mauvais sens. Je suis dans une rue inconnue. Ça c’est Paris. Tu vis ici depuis toujours, mais tu connais pas toutes les rues. Bon. Une rue inconnue. Je suis loin de chez moi. Mieux ou moins bien ? Je m’en contrefout. Je fais demi-tour. Je sais que je retourne voir l’ordure. Je le sais. Je sais donc où je vais, et pourquoi, et je sais aussi que je ne devrais pas y aller. Pas avec ce que je vient de voir de mes yeux ébahis sur le sol crasseux et bétonné de cette immense ville survolté, posé nonchalamment devant mes pieds aussi figés que le sont mes yeux hypnotisés par cet objet providentiel tombés d’un ciel gras et laiteux: une hache. Chemin faisant, et avant d’arriver devant l’endroit où se trouve l’enculé plein de « sens », j’ai découpé en rondelles 4 passantes. Personne ne l’ai a aidées. Le monde est cruel. La 2ème m’a dit, alors que je venais, à la hache, en pleine rue, de découper ses jambes au dessous du genoux, et ses bras au dessous des coudes : «- je vais être embêter pour conduire ». Voilà le genre de femelles que j’aime, même dans les pires moments : humour noir, toujours. Quand je lui ai coupé la tête, elle m’a dit «- Bon sang ne saurait mentir ». Dommage que je l’avais déjà réduit à l’état de légume, sinon je l’aurais gardée, j’aimais son sens spirituel. Bref, j’ai coupé sa tête. Les 3 autres étaient moches, donc je l’ai est massacrées à coups de manche de hache dans les dents d’abord, puis avec la lame dans le visage. Pour la suite, quand je suis arrivé à destination, je vous la fait rapide : je suis rentré, j’ai fracassé le crane de l’hôtesse par le dessus. Deux jolis demi-visages. C’est spécial mais ça donne un look. Ça la changera du look pute-bcbg. Ensuite, dans l’escalier, sans que je ne sache ce qu’elles foutaient là, la femme et la fille du connard qui me parlait de « sens » il y a environ pas longtemps. Je les réduits en purée à une vitesse impressionnante, ainsi que « Papa », répondant au cri de sa petite femelle désormais réduite à l’état de chair à saucisses. Direction outre-sens.

FIN

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