Nous sommes ici, il est maintenant. Parfois c’est tragiquement con, vraiment, on en ris tellement que c’est grotesque, même quand ça fait plusieurs victimes atrocement tuées. On trouve ça ridicule pour s’en détacher, mais si nous avions été dans la même situation, rideau. Voilà une petite histoire que m’a rapportée moi même…

Il y a un temps pour tout, un temps pour la fête, et un temps pour le reste, atterrir de la fête. Dimanche pour les pleutres, lundi pour les courageux, mardi pour les téméraires, mercredi pour les suicidaires. Donc en ce mercredi de printemps, ils décidèrent de faire un after dans les bois. Vers midi. Ça va être important pour la suite de le savoir. Parce que à midi, on a faim, on sent les entrailles qui crient « à bouffer, vite », alors on veut manger. Et quand on veut manger dans les bois, on pense à faire un feu. Alors action. Ils décident de faire un feu. Ils se séparent et partent dans les bois chacun dans une direction. Quelques minutes après, ils reviennent. Ils déposent leurs bois respectifs et le rassemblent. L’un de eux forment un grand rond avec des grosses pierres. L’un de eux forme un rond. Ensuite, un autre dépose du papier journal au fond du trou, tandis qu’un autre deposez du bois. Le dernier cherche du feu. Pas de feu. Ils n’ont pas de feu. Le seul briquet qu’ils avaient, ils l’ont perdus. Et celui qui l’a perdu, qui s’en est servi le dernier, c’est celui qui fait le rond. Ils vont devoir trouver une autre solution. Ils réfléchissent, trouvent. Dommage.

Dans la folie de leurs défonces, ils décident de verser de l’essence sur le bois et de créer une étincelle. Ça peut marcher. Ça va marcher. Ils récupèrent de l’essence dans le réservoir de la voiture. Ils le versent sur le bois et jettent des pierres les unes sur les autres. Ce qu’ils peuvent pas voir, et que nous nous savons, c’est qu’il y a une fuite sur le bidon qu’ils ont utilisés. Donc, il y a une ligne parfaite d’essence entre le réservoir de la voiture et ce qui va devenir leur dernier feu. Le feu prends. Il ne se passe rien. Au bout d’environ 1 heure, après une bonne dose de défonce, ils s’assoient tout les 4 dans la voiture. En s’asseyant, celui qui faisait le rond, encore lui, pour la dernière fois, fait pencher légèrement la voiture vers la droite. Peu mais suffisamment pour créer une étincelle. La vitesse à laquelle prends feu la voiture les figent dans l’habitacle encore épargné pour quelques minutes. Ils tentent d’ouvrir les portes. Impossible. Les portes restent verrouillées. On ne saura jamais pourquoi. Les flammes font éclater les vitres et des flammes voraces s’engouffrent brutalement à l’intérieur de la voiture. Quand le bidon plein laissé trop près de la voiture, bien trop près, explose, il ne reste plus rien des cris. Juste du souffle et du liquide rouge carmin qui obscurcit l’atmosphère, avant de retomber sur divers débris, autant mécaniques que organiques.

FIN

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