La ville dort

Et les enfants malheureux

Errent avec des gangs d’animaux.

Ils semblent parler avec leurs amis, les chiens,

Qui leurs apprennent les pistes.

Qui peut les attraper ?

Qui peut les faire entrer dedans ?

 

Kill me baby,

Je suis ton ange de vie et de mort,

Je suis ta ligne de bien et de mal,

Je suis tes cauchemars quand tu dort,

baby, baby, is my care.

 

L’œil a l’air vulgaire

Dans son affreuse coquille.

Émergez dans tout votre éclat.

Elle a dit : – Tes yeux sont toujours noirs.

La pupille s’ouvre pour saisir l’objet de la vision.

 

Des gens, une famille sans liens apparents,

Se mettent en marche à un croisement hypnotique

Après un arrêt sur image.

 

2 hommes, des détectives,

Sur une piste,

Passant au crible des chambres,

Sur une cour mal éclairée,

Et se consultant à voix basses,

 

Chapeaux, costumes, des frères,

Des gens dans un bois, un parc,

Le tueur se tapit

Dans son propre univers.

Il se terre dans ses tares.

 

Rêves d’enfants et de familles,

Retour à l’univers enfoui,

Pour assimiler et diriger

Les évènements,

 

La peur est un portique

Où se glisse les vents du Nord,

Un visage à la fenêtre

Devient une feuille.

 

Malgré le pressentiment de sa perte

Un aigle s’élève avec grâce,

Au dessus d’un lapin

Brillant dans la nuit.

 

Tout juste vingt sept ans

Encore un peu enfant,

C’est pas le temps qui te fait peur

C’est l’aiguille et la douleur,

 

C’est ces voix dans l’interphone

Comme ses coups de téléphones,

C’est ces modèles qu’on te donne

Comme ces femmes belles et connes.

 

Le mystère du rêve, une femme,

Peut être une fille,

Cherche à se faire remarquer.

Guérir la cécité

Avec un crachat de putain.

 

Les autres sont-ils la source de tous nos maux ?

Boire à la fontaine de l’inconnu

N’est-il pas le souhait secret de chacune ?

 

Pauvre petit rat sans but

Sans haines et sans espoirs,

Te voilà donc en rut

Pour comprendre et pour savoir ?

 

L’être humain se suffit-il à lui même ?

Toute tentative en ce sens est-elle vouée à l’échec ?

 

L’attrait du cinéma se trouve dans la peur de la mort.

The appeal of cinema lies in the fears of death.

Invoke, palliate, drive aways the dead. Nightly.

Invoquer. Pallier. Chasser les morts. Chaque nuit.

Jim Morisson/Esciença

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